Médicaments contre le paludisme : quel remboursement ?

Le paludisme, aussi connu sous le nom de malaria, est une infection parasitaire transmise par un moustique dans des zones essentiellement tropicales, et qui dans certaines conditions peut être mortelle.
 
Gestes de protection et médicaments ne suffisent pas toujours à éviter une piqûre ou une transmission : comment se protéger ? quels sont les symptômes à surveiller ? quels médicaments sont les mieux remboursés ?
 
Votre courtier comparateur Santiane.fr vous aide à être bien informé quand aux risques et aux mesures de précaution à adopter, ainsi qu’au remboursement des traitements contre cette maladie infectieuse.

Les spécificités du paludisme

Le paludisme est la plus grande endémie parasitaire mondiale. Plusieurs milliers de cas sont détectés chaque année en France, la plupart du temps chez des personnes rentrant de séjour en régions tropicales. Une zone d’existence et de transmission du paludisme est appelée zone “impaludée”.

Contexte de transmission du paludisme

Le paludisme est provoqué par un parasite, le Plasmodium, inoculé à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle du genre Anophèle, actif le soir et surtout la nuit.

Types d’infection du paludisme

On compte quatre espèces différentes de Plasmodium :
  • Plasmodium falciparum : la plus fréquemment rencontrée (80% des cas d’infection et 90% des décès), il peut évoluer en neuropaludisme qui peut être mortel ;
  • Plasmodium vivax : largement répandue mais qui ne produit pas de forme mortelle ;
  • Plasmodium malariae : inégalement présent dans le monde, non mortel mais peut provoquer des rechutes jusqu’à 20 ans après la première infection.
  • Plasmodium ovale : espèce la plus rare, assez répandue en l’Afrique de l’Ouest, elle n’est pas mortel, mais peut provoquer des rechutes 4 à 5 ans après la première infection. 
Après son introduction dans l’organisme, le Plasmodium migre en quelques minutes vers les cellules du foie, où il se multipliera pendant quelques jours (pas de symptômes à ce stade, c’est la phase “pré-érythrocytaire”), puis ressortira pour infiltrer les globules rouges et les détruire, ce qui donnera lieu à l’apparition des premiers symptômes (phase “érythrocytaire”).

Quel sont les sympômes du paludisme ?

Le délai moyen avant l’apparition des premiers symptômes est d’une dizaine de jours (entre huit et vingt jours) après transmission, qui correspond au temps de reproduction du parasite dans l’organisme, variable selon l’espèce de Plasmodium inoculée par le moustique.
 
Les symptômes les plus courants sont similaires à des syndromes grippaux : maux de tête, fièvre élevée, frissons, courbatures, parfois accompagnés de troubles digestifs.
 
C’est donc l’apparition de ces symptômes au retour d’un pays tropical à risque qui doit alerter et inciter à réaliser une consultation rapidement auprès du service des urgences.

Les bons réflexes : comment se protéger contre la transmission ?

Pour limiter le risque de contamination, le plus important est de préparer correctement son voyage en  :
  • suivant un traitement préventif antipaludéen ;
  • une fois sur place, de bien se protéger contre les piqûres de moustique, en portant des vêtements légers et couvrant (pantalons, manches longues, chaussures...) et en appliquant régulièrement des répulsifs (dits anti-moustique) sous forme de spray, de crème ou de savon, sur la peau ou sur vos vêtements.
  • Durant la nuit, l’utilisation d’une moustiquaire de lit (idéalement imprégnée de répulsif) est absolument nécessaire pour diminuer les risques de transmission.

Les médicaments contre le paludisme

Les médicaments de prévention contre le paludisme

Plusieurs médicaments peuvent être utilisés :
  • la chloroquine (ou nivaquine) : 1ère prise le jour même de l’arrivée dans la zone d’endémie, prolonger les prises pendant 4 semaines après avoir quitté la zone à risque ;
  • l’association atovaquone et proguanil (ou malarone) : 1ère prise le jour même de l’arrivée dans la zone d’endémie, continuer pendant 4 semaines après avoir quitté la zone à risque ;
  • la méfloquine (ou lariam) : 1ère prise au moins 10 jours avant l’arrivée sur place afin de valider la tolérance au traitement, poursuivre 3 semaines après avoir quitté la zone à risque ;
  • la doxycycline : 1ère prise le jour même de l’arrivée dans la zone d’endémie, continuer pendant 4 semaines après avoir quitté la zone à risque. 
Le choix d’un traitement adapté dépendra de la destination du voyageur, les pays présentant des niveaux de résistance variables du parasite Plasmodium aux médicaments antipaludiques.
 
Tous ces traitement ne peuvent être obtenus que sur prescription médicale, et sont globalement mal remboursés par la Sécurité Sociale.

Les médicaments de traitement du paludisme

Pour le Plasmodium falciparum, la forme de paludisme la plus répandue, les traitements recommandés par les autorités de santé et les plus utilisés sont des Combinaisons Thérapeutiques à base d’Artémisinine (dits “CTA”) ; plusieurs sont possibles selon les caractéristiques du parasite à combattre.
 

Quels tarifs et remboursement des antipaludiques ?

Quel remboursement des médicaments contre le paludisme par la sécurité sociale ?

Les médicaments de prévention contre le paludisme ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale, le paludisme n’étant pas endémique en France.
Il existe un seul cas particulier qui est le suivant : le traitement prophylactique du paludisme des sujets assurés sociaux de Guyane non-résidents des zones impaludées et effectuant un séjour unique ou occasionnel inférieur à trois mois en zone d’endémie palustre guyanaise.

Il est donc important d'avoir une bonne mutuelle car dans certains cas les mutuelles peuvent rembourser en partie les médicaments contre le paludisme comme la malarone.
Pour rapel le prix d'une plaquette de 12 comprimés de Malarone est d'environ 25€ (pour 12 jours).

Quel remboursement des médicaments contre le paludisme par les mutuelles ?

Ces médicaments n'étant pas remboursés par la Sécurité Sociale ils ne rentrent pas dans l'une de 3 catégories de médicaments et ne sont pas toujours remboursés par les mutuelles. 
Le remboursement dépend de la présence dans votre contrat d'assurance santé d'une garantie dite "prévention" ou bien "sur les médicaments non remboursés".
Ces garanties prévention sont le plus souvent sous forme de forfait par an. Par exemple sur les produits Linea Perf, Orys Equilibre ou encore NéoSanté qui sont distribués sur Santiane il existe une enveloppe de 30€ (10€, 20€ puis 30€ la 3éme année avec Linea Perf / uniquement avec le pack bien être pour Orys Equilibre

En cas de voyage à l’étranger dans une zone à risque et donc d’exposition potentielle, il est donc primordial de bénéficier d’une complémentaire santé avec la garantie prévention pour couvrir les frais de traitement préventifs du paludisme.

Pour trouver la bonne mutuelle, n’hésitez pas à solliciter Santiane

Pour identifier une mutuelle et un forfait vous offrant une couverture optimum des frais liés à ces médicaments, vous pouvez simplement remplir ce formulaire, votre courtier comparateur Santiane.fr met à votre disposition gratuitement des téléconseillers experts qui vous guideront dans votre choix.