Gynécologie : Remboursement et choix du praticien

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La gynécologie est un champ de la médecine dévoué à la santé et au bien-être de la femme tout au long de sa vie.
 
Pour les questions et troubles médicaux de la vie courante, on parle de gynécologie médicale.
Pour les périodes de grossesse et les accouchements, on parle de gynécologie-obstétrique.
 
L’exercice gynécologique implique un certain degré d’intimité entre la patiente et le praticien, leur relation doit être sereine et de confiance. Santiane.fr vous aide accompagne dans votre démarche par des conseils.

Le paysage de la gynécologie en France

Objet et branches de la spécialité
 
La gynécologie est une spécialité chirurgicale qui nécessite onze années de formation, dont 5 de spécialisation en gynécologie-obstétrique, récompensées par l’obtention d’un diplôme d’études spécialisées (DES) dans ce domaine.
 
Elle a pour objet :

  • la détection et le traitement des maladies de l’appareil génital féminin et des seins (affections de l’utérus, des ovaires, troubles hormonaux, infections et maladies sexuellement transmissibles, dépistage des cancers grâce à des frottis et des mammographies...)
  • la prise en charge de la stérilité, de la régulation des naissances (contraception, IVG...), et des troubles de la ménopause

Elle inclut également ainsi :

  • l’obstétrique : suivi de la grossesse et surveillance du bon déroulement de l’accouchement
  • la sénologie : étude des différentes affections du sein
  • la pelvi-périnéologie : branche de la chirurgie gynécologique qui adresse les troubles de la statique pelvienne

 
Les praticiens
 
On compte trois catégories de praticiens :

  • les gynécologues médicaux, qui ne réalisent ni intervention chirurgicale ni accouchement, sont autour de 1100 en France
  • les gynécologues-obstétriciens, qui opèrent et supervisent les accouchements, autour de 4600 en France
  • les gynécologues médicaux et obstétriciens, dits “mixtes”, près de 1100 également

On a remarqué une diminution très marquée (environ -40%) du nombre de gynécologues médicaux depuis 10 ans dans l’Hexagone, ce qui, combiné à leur répartition assez hétérogène sur le territoire, génère une pénurie de spécialistes et un allongement soudain des délais de prise de rendez-vous dans certaines régions.

Comment bien choisir son gynécologue et prendre rendez-vous

Le rôle d’accompagnant du gynécologue
 
Quel que soit votre profil (jeune fille de 12 à 18 ans, trentenaire ou femme de plus de 50 ans…), voici quelques exemples de questions auxquelles votre gynécologue doit vous aider à répondre :
 
Quelles sont les particularités des organes génitaux féminins?
Quelle contraception utiliser selon mon profil ?
Comment réagir en cas de troubles gynécologiques ?
Comment aborder et passer l’étape de la ménopause avec sérénité ?
Quelles sont les causes de stérilité et comment la soigner ?
Quelles sont les dernières avancées pour traiter telle ou telle pathologie ?

 
Prendre rendez-vous
 
Important : notez que vous avez le droit à des consultations en accès direct spécifique, ce qui revient à prendre rendez-vous chez un gynécologue sans l’avis ou autorisation préalable d’un médecin généraliste. Ce dispositif est prévu dans le parcours de soins coordonnés lorsque vous avez déjà déclaré un médecin traitant, vous resterez donc en règle pour obtenir un remboursement optimal de vos frais.
 
Voici un annuaire qui vous permettra d’identifier et localiser le spécialiste le plus proche de chez vous. N’hésitez pas à utiliser également des applications telles que Doctolib, qui peuvent s’avérer très performantes dans la prise de rendez-vous.
 
En cas de réelles difficultés, vous pouvez dans un premier temps consulter votre médecin traitant ou une sage-femme libérale spécialisée qui, même s’ils ne se substituent pas au spécialiste, seront à même de réaliser certains actes.
 
Si vous ne vous sentez pas complètement en confiance après votre premier rendez-vous, n’hésitez pas à consulter un autre gynécologue, il saura peut-être mieux clarifier vos doutes et vous rassurer davantage par son approche.

Prix et remboursements : les points de vigilance

Les gynécologues sont des spécialistes rares et chers. En France, plus de 60% des gynécologues pratiquent des dépassements d’honoraires (permis dans le cas d’une activité conventionnée de secteur 2) et font donc payer plus de 30€ une consultation de suivi.  Plus de 20% des gynécologues facturent au-delà de 90€, et les tarifs peuvent monter dans la capitale jusqu'à 120€ voire 150€ dans les quartiers les plus huppés.
 
Il est essentiel de déclarer préalablement votre médecin traitant ; vous respecterez ainsi l'accès direct spécifique dans le parcours de soins coordonnés et serez remboursée à 70% du tarif conventionnel soit 70% x 30€ - 1€ (participation forfaitaire) = 20€.  Si vous ne l’avez pas fait, vous ne pourrez être remboursée qu’à hauteur de 30%.
 
A noter : les personnes en Affection Longue Durée (ALD), les femmes enceintes de plus de six mois, ainsi que certains actes tels que la FIV (fécondation in vitro) peuvent bénéficier d’un remboursement à 100%.
 
Pour couvrir les probables dépassements d’honoraires, il est recommandé de souscrire auprès de mutuelles offrant une garantie supérieure à 100% de la base de remboursement de la Sécurité sociale (BRSS).
 
N’hésitez pas à remplir ce très court formulaire pour solliciter les téléconseillers de Santiane.fr et obtenir un accompagnement gratuit dans votre démarche, ainsi que des réponses à toutes vos questions ; nous serons ravis de vous aider à faire les meilleurs choix.