Les maladies respiratoires les plus fréquentes au quotidien
Les infections respiratoires, de loin les plus courantes
Rhinopharyngite, bronchite, grippe, pneumonie : ces infections touchent les voies respiratoires, du nez jusqu'aux poumons. Elles sont virales dans la grande majorité des cas. La pneumonie fait exception : elle peut aussi être due à une bactérie.
Leur point commun, c'est qu'elles guérissent presque toujours seules, en quelques jours à deux semaines, avec du repos et parfois un traitement pour soulager les symptômes. La pneumonie demande davantage de vigilance, surtout chez les personnes âgées ou déjà fragiles, car elle peut nécessiter une hospitalisation.
L'asthme et les allergies respiratoires
L'asthme provoque un rétrécissement passager des bronches. Il se manifeste par un essoufflement, des sifflements en respirant, ou une toux qui revient surtout la nuit ou à l'effort. Il touche aussi bien les enfants que les adultes, et peut se déclarer tardivement.
Les allergies respiratoires, comme la rhinite allergique ou une sinusite qui revient chaque saison, sont provoquées par des éléments précis : pollens, acariens, poils d'animaux, moisissures. Elles ne sont pas dangereuses en elles-mêmes, mais elles peuvent aggraver un asthme déjà présent.
Les maladies respiratoires chroniques qui demandent un suivi dans la durée
D'autres maladies respiratoires s'installent progressivement et se suivent sur plusieurs années, avec un traitement adapté à chaque étape :
- la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), une inflammation durable des bronches, le plus souvent liée au tabac ;
- l'apnée du sommeil, des pauses respiratoires répétées pendant la nuit, qui fatiguent sans toujours être remarquées par la personne concernée ;
- la fibrose pulmonaire, qui rend les poumons progressivement plus rigides ;
- la mucoviscidose, une maladie génétique rare qui touche les voies respiratoires dès l'enfance ;
- le cancer du poumon, plus fréquent après 50 ans, notamment chez les personnes qui fument ou ont fumé.
Avoir une de ces maladies ne veut pas dire vivre au ralenti. Un suivi régulier permet, dans la plupart des cas, de garder une vie proche de la normale.
Quels signes doivent pousser à consulter un médecin ?
Certains signes méritent un avis médical, sans qu'il faille s'inquiéter à l'avance :
- une toux qui dure plus de trois semaines ;
- un essoufflement inhabituel, même pour un effort léger ;
- des sifflements en respirant ;
- une fièvre qui ne baisse pas après quelques jours ;
- des ronflements bruyants associés à une fatigue qui persiste au réveil.
Dans la majorité des cas, ces signes correspondent à une infection banale ou à une allergie facile à traiter. Un avis médical permet surtout d'écarter les causes plus rares et de démarrer un traitement adapté plus tôt.
Le suivi médical d'une maladie respiratoire
Quels examens permettent de poser un diagnostic ?
Le médecin s'appuie sur plusieurs examens selon les symptômes :
- une radiographie ou un scanner du thorax, pour observer les poumons ;
- des épreuves fonctionnelles respiratoires, qui mesurent le souffle et la capacité des poumons ;
- des tests allergologiques, pour identifier les éléments responsables d'une allergie ;
- une polysomnographie, un enregistrement du sommeil qui permet de détecter une apnée du sommeil ;
- une prise de sang, pour rechercher une infection ou une inflammation.
Quels professionnels de santé interviennent dans le suivi ?
Le médecin traitant reste le premier point de passage. Il oriente ensuite vers un spécialiste si besoin :
- le pneumologue, spécialiste des poumons et des bronches ;
- l'allergologue, pour les allergies respiratoires ;
- l'ORL, pour les sinusites et les problèmes de nez ;
- le kinésithérapeute, pour la rééducation respiratoire, notamment après une bronchite sévère ou dans le suivi d'une BPCO.
Ce que prend en charge la Sécurité sociale
Quand vous consultez votre médecin traitant, ou un spécialiste sur ses conseils, l'Assurance Maladie rembourse 70 % de la base de remboursement, le tarif de référence retenu pour calculer le remboursement de chaque acte médical. Une participation forfaitaire de 2 €, un montant fixe non remboursé, reste à votre charge sur chaque consultation. Si vous consultez un spécialiste sans passer par votre médecin traitant, ce taux tombe à 30 % de la base de remboursement.
Certaines maladies respiratoires sévères et chroniques, comme l'insuffisance respiratoire chronique grave, la mucoviscidose ou certains cancers du poumon, sont reconnues comme affections de longue durée (ALD) par l'Assurance Maladie. Ce statut permet une prise en charge à 100 % de la base de remboursement pour les soins liés à cette maladie, sans participation de votre part sur cette partie.
Les dépassements d'honoraires et le forfait journalier en cas d'hospitalisation restent malgré tout à votre charge, même avec une ALD. C'est sur ces frais que la mutuelle peut compléter le remboursement, selon la formule choisie.
Le remboursement des consultations spécialisées par la mutuelle
Le pneumologue, l'allergologue ou l'ORL sont des médecins spécialistes. Certains ont signé l'option de pratique tarifaire maîtrisée, l'OPTAM : ils s'engagent à limiter leurs dépassements d'honoraires, en échange d'un remboursement plus favorable de l'Assurance Maladie sur leurs actes.
Nos formules remboursent une consultation de spécialiste OPTAM entre 100 % et 300 % de la base de remboursement, selon le niveau de garanties choisi. Chez un spécialiste qui n'a pas pris cet engagement, le remboursement va jusqu'à 250 % de cette base sur nos formules les plus complètes.
Les examens complémentaires suivent une logique proche :
- une radiographie ou un scanner du thorax est remboursé jusqu'à 300 % de la base de remboursement chez un praticien OPTAM, et jusqu'à 200 % en dehors de cette option ;
- une analyse de sang ou un test allergologique est remboursé jusqu'à 150 % de cette base ;
- une séance de kinésithérapie respiratoire est remboursée jusqu'à 150 % de la base de remboursement, selon la formule.
La téléconsultation est incluse sans surcoût sur la quasi-totalité de nos formules. Elle peut être utile pour un renouvellement d'ordonnance ou un point rapide entre deux rendez-vous, sans remplacer un examen clinique quand il est nécessaire.
L'appareillage respiratoire et l'hospitalisation : quelle prise en charge ?
Certaines maladies respiratoires demandent un appareil au quotidien : un appareil à pression positive continue contre l'apnée du sommeil, un dispositif d'oxygénothérapie, ou un appareil pour aérosols. Sur prescription médicale, l'Assurance Maladie prend en charge une partie du coût de la location ou de l'achat de ce matériel, selon un tarif fixé à l'avance sur la liste officielle des produits remboursables. La part restante dépend ensuite de la formule de mutuelle choisie.
Une hospitalisation reste parfois nécessaire, par exemple pour une pneumonie sévère ou une intervention chirurgicale sur le poumon. Le forfait journalier hospitalier, qui correspond au coût de l'hébergement et de la restauration à l'hôpital, est remboursé en frais réels sur l'ensemble de nos formules. Les honoraires du chirurgien ou de l'anesthésiste peuvent être remboursés jusqu'à 400 % de la base de remboursement, et une chambre particulière jusqu'à 100 € par nuit, selon la formule choisie. Si l'hospitalisation dure plus de trois jours, une aide à domicile après votre retour peut aussi être prise en charge.
Le transport en ambulance ou en véhicule sanitaire léger, parfois nécessaire pour se rendre à des rendez-vous répétés, est remboursé jusqu'à 200 % de la base de remboursement selon la formule.
Une maladie respiratoire chronique n'empêche pas de souscrire une mutuelle
Beaucoup de personnes qui vivent avec un asthme, une BPCO ou une autre maladie respiratoire chronique hésitent à changer de mutuelle, en pensant que leur état de santé sera un frein. Aucun de nos contrats ne demande de questionnaire médical à la souscription. Votre état de santé actuel n'entraîne donc ni surprime, ni refus.
La plupart de nos formules s'appliquent dès la souscription, sans délai d'attente avant de pouvoir en profiter. Vous pouvez aussi changer de formule ou résilier votre contrat à tout moment après un an, sans frais ni justificatif à fournir.