Qu'est-ce qu'un comparateur d'assurance emprunteur ?
Un comparateur d'assurance emprunteur regroupe plusieurs contrats possibles pour votre profil, avec leurs garanties et leur prix. Vous pouvez ainsi comparer le contrat proposé par votre banque avec des contrats individuels, appelés contrats en délégation.
Votre banque propose presque toujours son propre contrat au moment de l'offre de prêt. Ce contrat est collectif : il mutualise le risque entre tous les clients de la banque, quel que soit leur âge ou leur état de santé. Un contrat individuel calcule au contraire le tarif selon votre situation propre.
Depuis la loi Lemoine de 2022, vous avez le droit de choisir librement entre les deux. La banque ne peut pas refuser votre prêt pour ce motif. Elle peut seulement s'opposer à un contrat qui n'offre pas des garanties équivalentes aux siennes.
Comment fonctionne un comparateur d'assurance emprunteur ?
Vous renseignez d'abord les informations sur votre prêt : montant, durée, quotité choisie par emprunteur. Vous renseignez ensuite votre profil : âge, profession, statut fumeur ou non-fumeur, et quelques informations de santé selon les cas. Ces éléments suffisent à générer un devis, c'est-à-dire un document qui détaille le prix et les garanties proposées pour votre situation.
Passer par un courtier change une chose importante. Vous remplissez vos informations une seule fois. Vous recevez ensuite plusieurs devis de contrats partenaires à comparer, plutôt que de démarcher chaque compagnie une par une. Un conseiller peut aussi vous aider à lire les exclusions et les franchises, souvent écrites en petits caractères dans les notices.
Les garanties à comparer, pas seulement le prix
Ce que couvre chaque garantie
Une assurance de prêt repose sur plusieurs garanties, qui ne jouent pas dans les mêmes situations.
| Garantie | Ce qui déclenche le versement | Ce qui est versé |
|---|---|---|
| Décès | Décès de l'emprunteur, quelle qu'en soit la cause | Le capital restant dû, versé à la banque, dans la limite de la quotité assurée |
| PTIA | Inaptitude totale et définitive à tout travail, avec besoin d'assistance pour les actes du quotidien | Comme le décès : capital restant dû × quotité |
| ITT | Arrêt de travail total, médicalement constaté | Les échéances du prêt × quotité, après un délai de franchise, pendant 1 095 jours maximum sur la quasi-totalité des contrats |
| IPT | Invalidité définitive avec un taux reconnu à 66 % ou plus | Les échéances × quotité, ou le capital restant dû en une fois selon le contrat |
| IPP | Invalidité définitive avec un taux reconnu entre 33 % et 66 % | Une fraction des échéances, calculée selon le taux reconnu |
Ce fonctionnement est dit forfaitaire. L'assurance verse un montant calculé sur vos échéances de prêt, sans regarder vos revenus réels ni les indemnités de la Sécurité sociale. La quotité, c'est la part du prêt que vous choisissez d'assurer, de 1 à 100 %. À deux emprunteurs, vous répartissez librement cette part entre vous, par exemple 50/50 ou 70/30, sans dépasser 100 % au total sur la dette.
Bon à savoir : l'âge limite pour souscrire une garantie varie selon les contrats. Pour la garantie décès, elle peut aller jusqu'à 85 ans selon les contrats. Pour les garanties incapacité et invalidité, la souscription s'arrête plus tôt, souvent autour de 65 à 67 ans.
Les exclusions et les délais qui changent la couverture réelle
Deux notions se confondent souvent : le délai de franchise et le délai de carence. La franchise correspond aux premiers jours d'arrêt de travail qui ne sont pas indemnisés. Vous la choisissez à la souscription, en général entre 30 et 180 jours selon les contrats. Le délai de carence correspond à une période après l'adhésion pendant laquelle une garantie ne joue pas encore. Sur la plupart des contrats, il n'y a aucune carence sur les garanties principales : la couverture démarre dès la prise d'effet. Seule la garantie perte d'emploi, quand elle existe, applique une carence, en général autour de 180 jours.
Les exclusions méritent aussi votre attention. Les affections dorsales, comme une hernie discale ou une sciatique, restent souvent exclues des contrats de base, sauf hospitalisation ou intervention chirurgicale. Les affections psychiques, comme une dépression ou un burn-out, suivent la même logique. Une option de rachat existe sur la plupart de nos contrats pour les couvrir sans cette condition. Le congé maternité, lui, n'est jamais assimilé à un arrêt de travail : seul un état pathologique lié à la grossesse peut ouvrir droit à indemnisation.
La quotité, un critère qui change le montant réellement versé
Un exemple aide à comprendre son poids réel. Deux emprunteurs partagent un prêt de 220 000 €, avec une mensualité totale de 1 000 €. Ils répartissent la quotité à 60 % pour l'un, 40 % pour l'autre. Le premier connaît un arrêt de travail total, reconnu après le délai de franchise. L'assurance verse alors 60 % de la mensualité, soit 600 €. Les 400 € restants continuent d'être à la charge du foyer pendant cette période.
Une quotité à 100 % pour chaque emprunteur coûte plus cher. Elle couvre en échange l'intégralité du prêt pour chaque emprunteur, même en cas de coup dur qui touche les deux personnes. Une répartition plus basse, comme 50/50, réduit le coût mais laisse une partie de la mensualité à votre charge en cas de sinistre sur un seul emprunteur. Ce choix dépend surtout de l'écart de revenus entre les deux emprunteurs et de votre tolérance au risque.
Pourquoi le prix affiché ne suffit pas à comparer deux offres
Deux contrats au tarif proche peuvent couvrir très différemment. Avant de comparer un prix, vérifiez le plafond de capital assurable, la durée maximale d'indemnisation de l'ITT, les franchises disponibles, et les exclusions rachetables ou non. Un devis moins cher peut cacher une franchise plus longue, un plafond de mensualité plus bas, ou une exclusion dos/psy sans option de rachat.
La base de calcul de la cotisation compte aussi. Certains contrats calculent le prix sur le capital initial : la cotisation reste identique pendant toute la durée du prêt. D'autres la calculent sur le capital restant dû : la cotisation baisse au fil des remboursements, à mesure que le capital diminue. Ce choix, fait à la souscription, reste irrévocable jusqu'à la fin du contrat.
Pour comparer le coût réel d'une assurance de prêt, un chiffre résume l'ensemble : le TAEA, taux annuel effectif de l'assurance. Il joue le même rôle que le TAEG pour le crédit lui-même, en intégrant le prix sur toute la durée du prêt.
Pourquoi comparer plusieurs offres via un courtier
Un courtier comme Santiane ne vend pas ses propres contrats d'assurance. Il compare des contrats proposés par plusieurs compagnies partenaires, et vous aide à choisir celui qui correspond à votre prêt. Cette différence compte. Un comparateur bancaire ne propose que le contrat de sa propre banque. Un courtier met plusieurs offres en concurrence pour un même profil.
Nos contrats permettent d'assurer jusqu'à 10 millions d'euros de capital, et de prendre en charge des mensualités jusqu'à 20 000 € par mois. Cela couvre aussi bien un premier achat qu'un projet immobilier de plus grande envergure. La souscription reste possible sans aucun questionnaire de santé si la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par emprunteur et si le prêt se termine avant votre 60ᵉ anniversaire. C'est ce que prévoit la loi Lemoine.
Au-delà de ces seuils, ou en cas de risque de santé plus élevé, la convention AERAS s'applique. Votre dossier est alors réexaminé selon plusieurs niveaux. Une garantie invalidité spécifique peut vous être proposée en cas d'exclusion de certaines pathologies.
Comment changer d'assurance après avoir comparé les offres ?
La loi Lemoine autorise un changement d'assurance de prêt à tout moment, sans frais, dès la signature de l'offre de prêt. Vous envoyez votre nouveau contrat à votre banque, qui dispose de 10 jours ouvrés pour répondre. Elle ne peut refuser que si les garanties proposées ne sont pas équivalentes aux siennes, sur une liste de critères fixée par le Comité consultatif du secteur financier.
Si vous aviez déjà répondu à un questionnaire de santé pour votre contrat actuel il y a moins de 12 mois, ces informations restent valables pour la nouvelle demande. Vous n'avez pas à les redonner pour changer d'assurance.