Comment préparer et choisir une cérémonie d’obsèques ?

Depuis la nuit des temps, l’homme éprouve le besoin de saluer une dernière fois les proches décédés et de leur rendre hommage avant la séparation définitive. Nul ne sachant ce qu’il advient à l’âme du défunt, ces adieux s’accompagnent traditionnellement de cérémonies funéraires religieuses porteuses de vœux et d’espérances. Même si les pratiques évoluent, ce moment de recueillement doit être organisé dignement, en accord avec la personnalité et les valeurs du défunt et de ses proches.

Des personnes font la queue devant le cercueil pendant une cérémonie d'obsèques

Qu’est-ce qu’une cérémonie funéraire ?

La cérémonie des obsèques représente le dernier adieu des proches du défunt et la possibilité d’exprimer l’attachement et la peine des personnes endeuillées face à la perte d’un être cher. Ces funérailles constituent également un acte social, établissant la réalité de la fin de vie d’un membre du groupe et la disparition de son enveloppe terrestre, devant témoins, par l’inhumation ou la crémation. La coexistence de ces dimensions affectives individuelles et sociales objectives permet aux personnes affectées par le décès d’entreprendre une démarche de deuil, c’est-à-dire d’acceptation de la perte définitive de l’être proche

Quels sont les types de cérémonies d’obsèques ?

Les pratiques funéraires diffèrent en fonction des religions, cultures et valeurs des personnes décédées et des groupes familiaux. En France, un certain nombre de règles légales entourent cependant toutes les cérémonies sans exception. Les agents des pompes funèbres vous accompagnent et vous guident toujours dans les aspects administratifs des obsèques. Notez simplement qu’il s’agit de mesures visant la prévention sanitaire par les obligations suivantes :

  • Cérémonie d’obsèques dans les 6 jours ouvrables suivant le décès, en métropole et sauf exception (rapatriement…) ;
  • Usage d’un cercueil ;
  • Lieu d’inhumation autorisé.

Cérémonie laïque ou civile

Encore récemment, la cérémonie d'obsèques religieuses s’imposait aux funérailles comme une incontournable évidence. Mais les pratiques évoluent et de plus en de familles choisissent une cérémonie civile. Ils peuvent en personnaliser le déroulement dans une salle de la mairie, du crématorium ou du funérarium, ou au cimetière.

Ces funérailles civiles s’articulent généralement autour des temps suivants :

  • Rappel de l’identité du défunt et de ses liens avec les personnes présentes ;
  • Évocation de la vie de la personne décédée, de ce qui la personnalisait, ses goûts et ses valeurs, ses passions et les grands évènements de son existence ;
  • L’hommage peut être suivi d’une évocation poétique, philosophique ou musicale ;
  • Chacun peut s’approcher du cercueil pour une pensée recueillie, un mot affectueux à dire au défunt, un geste vers lui ou l’offre d’une fleur ;
  • Vient le temps de l’inhumation ou de la crémation ;
  • Avant de se retirer, il reste possible d’écrire dans le registre de condoléances mis à disposition. 

Cérémonie religieuse

Les cérémonies funéraires religieuses se déroulent selon le protocole propre à chaque confession. Elles se différencient par le regard et l’interprétation qu’elles posent sur la mort, la nature et le devenir du corps. Les rites d’accompagnement, reposant sur la parole, se déroulent dans un lieu de culte ou au cimetière, suivant les croyances et les volontés du défunt. 

Cérémonie catholique

La cérémonie d'obsèques catholiques s’appuie sur la prière et les bénédictions. Elle commence aux derniers moments de vie de la personne, qui reçoit le sacrement préparant l’âme à s’élever vers Dieu. Après le décès, vient un temps de recueillement des vivants auprès du défunt, afin qu’ils trouvent les voies de l’espérance malgré la peine.

La cérémonie des obsèques se tient à l’église, au cimetière ou au crématorium. Le prêtre, qui en a pris en charge l'organisation, y occupe un rôle central. Dans les rites catholiques, le défunt est généralement inhumé, comme le fut le Christ, sans qu’il n’existe d’interdiction de crémation.

Cérémonie juive

La cérémonie d’enterrement n’intervient qu’après l’accompagnement du corps du défunt. Une toilette rituelle de purification est effectuée par la famille ou, en cas de nécessité, par les membres de la communauté (par les hommes pour un homme défunt, par les femmes pour une femme). Le corps est posé au sol sur le dos, la tête enveloppée d’une toile reposant sur un petit sachet empli de terre d’Israël.

Une veillée traditionnelle à la bougie, marquée par une lecture ininterrompue de psaumes, précède la cérémonie d’enterrement le lendemain. Après la lecture de l’oraison funèbre par le rabbin, la famille jette de la terre sur le cercueil dans la fosse et le Kaddish (prière des morts) est récité. Le rituel de lavage des mains (non séchées) symbolise la permanence du lien avec la famille et le défunt.

La crémation est strictement interdite dans le cadre d'obsèques juives. 

Cérémonie protestante

Traditionnellement, la communauté protestante accompagne la personne mourante par sa présence recueillie, des prières et des lectures de la Bible. Des passages du Livre sont à nouveau lus durant la veillée mortuaire par un proche s’il n’y a pas de pasteur. La toilette mortuaire n’a pas de caractère obligatoire (la personne n’a pas besoin d’être purifiée pour se présenter devant Dieu).

La cérémonie des obsèques comprend un culte de funérailles soutenant la famille et les proches dans la peine, évoquant la promesse de résurrection. La mise en terre reste simple, accompagnée de prières et de passages de la Bible

Cérémonie musulmane

La cérémonie de funérailles commence également juste avant le décès de la personne. Son corps est alors tourné sur le côté droit, et la profession de foi musulmane lui est murmurée à l’oreille. La sourate 36 et le verset 12 sont récités par l’entourage. La toilette rituelle de purification, tête tournée vers la Mecque, symbolise le passage de l’état de vivant sur terre à celui de vivant dans l’au-delà. L’âme met 40 jours à s’élever jusqu’à Dieu.

Le défunt est inhumé si possible dans les 24 heures suivant le décès, enveloppé dans 3 épaisseurs d’étoffes blanches sans couture (et couché dans un cercueil, selon la loi française). La famille assiste au départ du défunt de la maison.

La crémation est strictement interdite. 

Cérémonie orthodoxe

Les rites funéraires traditionnels des chrétiens orthodoxes s’accomplissent en France à la condition d’avoir obtenu une dérogation.

Le corps du défunt est porté à l’église cercueil ouvert, le visage couvert d’un voile blanc. La cérémonie d’enterrement a lieu 3 jours après le décès, temps nécessaire pour que l’âme se détache du corps. Il faut ensuite à celle-ci 40 jours de purification pour rejoindre le Créateur.

La crémation ne s'envisage pas. 

Quel est le déroulement d’une cérémonie funéraire ?

Ainsi, quelle que soit la confession du défunt, le déroulement des funérailles s’articule presque de la même manière autour des temps particuliers suivants :

  • Accompagnement de la personne en partance, par la famille, les proches ou la communauté (récitation de prières, sourates, psaumes, lecture de passage du Livre) ;
  • Éventuelle toilette mortuaire rituelle, présentation et habillement du corps ;
  • Éventuelle veillée mortuaire (récitations, lectures) ;
  • Mise en bière sur le lieu de décès. L’usage du cercueil, pas toujours présent dans les rites traditionnels, reste obligatoire en France pour des raisons sanitaires ;
  •  Éventuelle exposition du corps au domicile ou en chambre mortuaire (après soins de conservation) ;
  • Enlèvement du cercueil ;
  • Cérémonie des obsèques, civile ou religieuse ;
  • Sépulture, inhumation ou crémation ;
  • Enlèvement de l’urne funéraire, éventuelle installation dans le caveau ou le columbarium.

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