Arthrose chez les personnes âgées: symptômes et traitements pour soulager les douleurs articulaires

- Mis à jour le 24/08/2026

L'arthrose touche une grande partie des personnes de plus de 60 ans, sans que la douleur soit une fatalité. Comprendre ce qui se passe dans l'articulation, reconnaître les bons signes et adopter les gestes qui soulagent vraiment change beaucoup au quotidien. Reste à savoir quelles articulations sont les plus exposées, quels traitements existent et quand consulter.

Qu'est-ce que l'arthrose et pourquoi apparaît-elle avec l'âge ?

L'arthrose n'est pas une maladie inflammatoire comme l'arthrite. C'est une usure progressive du cartilage, le tissu qui protège les os à l'endroit où ils se rencontrent dans une articulation.

Une usure progressive du cartilage

Le cartilage joue le rôle d'un coussin entre deux os. Avec le temps, il s'amincit et perd de son élasticité. Les os finissent par se toucher davantage, ce qui provoque la douleur et la raideur ressenties. Le corps réagit parfois en formant de petites excroissances osseuses sur les bords de l'articulation, appelées ostéophytes. Une poussée douloureuse peut aussi s'accompagner d'une inflammation ponctuelle, sans que l'arthrose devienne pour autant une maladie inflammatoire.

Les facteurs qui augmentent le risque

L'âge reste le premier facteur : les articulations ont accumulé des décennies de sollicitation. Le surpoids ajoute une charge supplémentaire sur les genoux et les hanches à chaque pas. Une ancienne fracture ou une entorse mal réparée fragilise aussi l'articulation concernée. L'hérédité joue un rôle, tout comme les métiers ou les sports qui sollicitent une articulation de façon répétée pendant des années.

Selon les données de l'Assurance Maladie, l'arthrose touche environ 10 millions de personnes en France, la plupart après 65 ans.

Quelles articulations sont les plus touchées et quels signes reconnaître ?

Certaines articulations s'usent plus vite que d'autres, et les symptômes suivent presque toujours le même schéma.

Le genou, la hanche et les mains en première ligne

L'arthrose du genou (la gonarthrose) est la plus fréquente chez les personnes âgées, suivie par celle de la hanche (la coxarthrose). Les mains sont souvent touchées au niveau des doigts et de la base du pouce. La colonne vertébrale et l'épaule peuvent aussi être concernées. Les données de santé publique estiment qu'environ 30 % des personnes de 65 à 75 ans présentent une arthrose du genou, et environ 10 % une arthrose de la hanche.

Les symptômes qui doivent alerter

La douleur d'arthrose est mécanique : elle apparaît ou s'aggrave à l'effort, puis se calme au repos. C'est l'inverse de l'arthrite, où la douleur réveille parfois la nuit. La raideur du matin dure généralement moins de trente minutes, contre plusieurs heures pour une maladie inflammatoire. D'autres signes s'ajoutent souvent : des craquements à certains mouvements, un gonflement occasionnel après un effort, et une perte progressive d'amplitude qui rend certains gestes plus difficiles, comme s'accroupir ou lever le bras.

Comment le diagnostic est-il posé ?

Une douleur articulaire qui dure depuis plusieurs semaines justifie une consultation chez le médecin généraliste. L'examen clinique et les questions posées orientent déjà fortement le diagnostic. Une radiographie confirme ensuite l'état du cartilage et repère les éventuels ostéophytes. Une prise de sang ou une IRM peuvent être demandées pour écarter une autre cause, comme un rhumatisme inflammatoire.

Le médecin oriente parfois vers un rhumatologue, en particulier lorsque plusieurs articulations sont touchées ou que le traitement doit être ajusté. Chez un rhumatologue engagé dans le dispositif OPTAM, qui limite les dépassements d'honoraires de certains praticiens, la consultation peut être remboursée par la mutuelle jusqu'à 300 % de la base de remboursement selon la formule choisie.

Quels traitements permettent de soulager l'arthrose ?

L'arthrose ne se guérit pas, mais plusieurs solutions calment la douleur et aident à conserver une bonne mobilité. Le choix dépend surtout de l'intensité de la gêne.

Niveau de gêne Solutions généralement proposées
Douleur légère à modérée Activité physique adaptée, kinésithérapie, paracétamol si besoin
Douleur qui persiste malgré ces mesures Anti-inflammatoires sur de courtes périodes, orthèses, infiltrations, cures thermales
Gêne sévère qui limite la marche ou le sommeil Prothèse de hanche ou de genou, après avis d'un chirurgien orthopédiste

Les traitements pour calmer la douleur au quotidien

Le paracétamol reste le traitement de première intention pour une douleur légère à modérée. Les anti-inflammatoires peuvent être utiles lors d'une poussée, mais seulement sur de courtes périodes et sous contrôle médical, car ils demandent plus de prudence avec l'âge pour l'estomac et les reins. Lorsque la douleur résiste, le médecin peut proposer une infiltration de corticoïdes ou d'acide hyaluronique directement dans l'articulation.

La kinésithérapie tient une place importante : elle renforce les muscles autour de l'articulation, entretient la souplesse et apprend les bons gestes à répéter chez soi. Prescrite par un médecin, elle est remboursée par l'Assurance Maladie, puis complétée selon la formule de complémentaire santé choisie, jusqu'à 150 % de la base de remboursement sur nos formules les plus complètes.

Les cures thermales suivent une logique voisine, à condition que la Sécurité sociale ait accepté la demande, ce qui est le cas sur la majorité de nos formules. Les honoraires liés à la cure peuvent être remboursés jusqu'à 300 % de la base de remboursement, et un forfait transport et hébergement peut s'ajouter, jusqu'à 300 € par an selon la formule. L'ostéopathie et l'acupuncture, non remboursées par la Sécurité sociale, entrent dans le forfait médecines douces prévu par plusieurs de nos formules, jusqu'à 200 € par an.

La chirurgie, une solution en dernier recours

Quand la douleur résiste à tous ces traitements et gêne fortement la marche ou le sommeil, la pose d'une prothèse de hanche ou de genou peut être proposée par un chirurgien orthopédiste. L'intervention demande une hospitalisation de quelques jours, suivie d'une rééducation avec un kinésithérapeute.

Le forfait journalier hospitalier, facturé par l'établissement pendant le séjour, est pris en charge en totalité sur l'ensemble de nos formules. Les honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste peuvent être remboursés jusqu'à 400 % de la base de remboursement sur les formules les plus complètes, et une chambre particulière jusqu'à 100 € par nuit selon la formule choisie. Après le retour à la maison, une aide à domicile de quelques heures peut aussi être prise en charge si l'hospitalisation a duré plus de trois jours.

Quels gestes au quotidien aident à préserver l'autonomie ?

En dehors des traitements médicaux, plusieurs habitudes simples limitent la gêne et ralentissent la perte de mobilité.

Bouger sans forcer les articulations

Contrairement à une idée répandue, le repos prolongé aggrave plutôt la raideur et affaiblit les muscles qui soutiennent l'articulation. La natation et l'aquagym portent le poids du corps grâce à l'eau, ce qui ménage les genoux et les hanches. Le vélo, classique ou d'appartement, entretient le souffle sans à-coups sur les articulations. La marche à un rythme confortable reste bénéfique, à condition d'éviter les sports à impact répété, comme la course sur bitume, pendant les périodes de forte douleur. Un renforcement musculaire léger complète utilement ces activités, car des muscles plus forts soutiennent mieux l'articulation abîmée.

Adapter son logement et ses gestes du quotidien

Quelques aménagements simples réduisent les efforts inutiles sur les articulations fragilisées : une barre d'appui dans la salle de bain, un rehausseur de WC, une chaise avec accoudoirs pour se relever plus facilement, ou l'élimination des tapis qui glissent. Des ustensiles ergonomiques, comme un ouvre-bocal ou une pince à long manche, évitent de forcer sur des doigts douloureux.

Côté alimentation, un repas équilibré, riche en poissons gras et en fruits et légumes, et limité en produits ultra-transformés, aide surtout à contrôler le poids, un facteur qui pèse directement sur les genoux et les hanches à chaque pas.

Que faire quand l'arthrose devient invalidante au quotidien ?

Une douleur qui apparaît brutalement, une articulation chaude, rouge et gonflée accompagnée de fièvre, ou un blocage soudain du mouvement, justifient une consultation rapide : ces signes ne correspondent pas à une simple poussée d'arthrose et méritent d'être vérifiés sans attendre.

Lorsque l'arthrose limite fortement les déplacements ou les gestes du quotidien, plusieurs démarches existent. La maison départementale des personnes handicapées (MDPH) peut étudier une demande de carte mobilité inclusion, qui facilite les déplacements et le stationnement. Pour les personnes de 60 ans et plus qui perdent en autonomie, le conseil départemental peut attribuer l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), qui finance une aide à domicile ou certains aménagements du logement. Un ergothérapeute ou le centre communal d'action sociale (CCAS) de la commune aident aussi à identifier l'aide la plus adaptée à la situation.

Ce diagnostic n'entraîne pas non plus de difficulté pour souscrire une complémentaire santé. Nos formules ne demandent aucun questionnaire médical, quel que soit l'âge à la souscription : une arthrose déjà diagnostiquée n'entraîne ni surprime ni refus. Plusieurs formules s'adressent spécifiquement aux personnes de plus de 60 ans et n'appliquent aucune limite d'âge à la souscription.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre l'arthrose et l'arthrite ?

L'arthrose vient de l'usure mécanique du cartilage : la douleur s'aggrave à l'effort et se calme au repos, et la raideur matinale dure moins de trente minutes. L'arthrite est une inflammation, parfois auto-immune comme la polyarthrite rhumatoïde : la douleur peut réveiller la nuit, la raideur matinale dure plus longtemps, et l'articulation est souvent chaude et gonflée. Les traitements diffèrent selon les deux maladies, d'où l'intérêt d'un diagnostic précis posé par un médecin.

L'arthrose est-elle héréditaire ?

Il existe une part familiale, en particulier pour l'arthrose des mains et de la hanche. L'âge, le poids et les articulations sollicitées tout au long de la vie jouent toutefois un rôle au moins aussi important. Avoir un parent arthrosique n'entraîne donc pas automatiquement la maladie.

Le froid ou l'humidité aggravent-ils l'arthrose ?

Le froid ne détériore pas davantage le cartilage, mais il peut accentuer la sensation de raideur chez certaines personnes. La chaleur, avec une bouillotte ou un bain tiède, soulage souvent mieux une articulation arthrosique. Le froid reste toutefois utile lors d'une poussée inflammatoire, pour calmer un gonflement.

Faut-il se reposer ou continuer à bouger pendant une poussée d'arthrose ?

Un repos total et prolongé aggrave plutôt la raideur et affaiblit les muscles qui soutiennent l'articulation. Mieux vaut réduire l'intensité de l'effort pendant quelques jours, sans arrêter complètement de bouger, puis reprendre une activité douce dès que la douleur diminue.

Les séances de kinésithérapie pour l'arthrose sont-elles remboursées ?

Prescrite par un médecin, la kinésithérapie est remboursée par l'Assurance Maladie, puis complétée selon la formule de complémentaire santé, jusqu'à 150 % de la base de remboursement sur nos formules les plus complètes. Les cures thermales suivent un principe voisin : prise en charge par la Sécurité sociale sous condition d'acceptation du dossier, avec un forfait transport et hébergement qui peut atteindre 300 € par an selon la formule choisie.

Une prothèse de hanche ou de genou impose-t-elle une longue hospitalisation ?

La durée d'hospitalisation dépend de l'intervention et de la récupération de chaque personne, mais elle reste généralement de quelques jours, suivie d'une rééducation. Le forfait journalier hospitalier est pris en charge en totalité sur l'ensemble de nos formules, et une chambre particulière peut être remboursée jusqu'à 100 € par nuit selon la formule. Une aide à domicile de quelques heures peut aussi être prise en charge après le retour à la maison, si l'hospitalisation a duré plus de trois jours.

Une mutuelle santé peut-elle refuser de couvrir une personne déjà atteinte d'arthrose ?

Non. Nos formules ne demandent aucun questionnaire médical : une arthrose déjà diagnostiquée n'entraîne ni surprime ni refus. Plusieurs formules s'adressent aux personnes de plus de 60 ans sans appliquer de limite d'âge à la souscription.

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