Quels sont les bons gestes d'hygiène dentaire au quotidien ?
Trois habitudes reviennent dans toutes les recommandations des dentistes : bien se brosser les dents, nettoyer les espaces entre les dents, et choisir un matériel adapté.
Bien se brosser les dents, deux fois par jour
Le brossage se fait deux fois par jour, matin et soir, pendant deux minutes chaque fois. Le soir compte particulièrement, car la salive circule moins la nuit et protège donc moins les dents des attaques acides. Un dentifrice fluoré renforce l'émail et le rend plus résistant à ces attaques.
Une brosse à poils souples, manuelle ou électrique, nettoie efficacement sans abîmer l'émail ni les gencives. Mieux vaut la changer dès que les poils s'écartent, en général tous les trois mois environ.
Le fil dentaire et les brossettes interdentaires, un geste complémentaire
La brosse à dents n'atteint pas tous les espaces entre les dents. Le fil dentaire ou les brossettes interdentaires retirent la plaque qui s'y accumule, là où les caries et les inflammations de la gencive démarrent le plus souvent. Un passage chaque soir, avant le brossage, suffit à réduire nettement ce risque.
Quel rôle joue l'alimentation dans la santé de vos dents ?
Le sucre nourrit les bactéries de la plaque dentaire, qui produisent ensuite un acide attaquant l'émail. Ce n'est pas seulement la quantité de sucre qui compte, mais surtout la fréquence à laquelle les dents y sont exposées. Grignoter plusieurs fois par jour expose l'émail à une acidité presque continue, même avec de petites quantités.
Il vaut mieux limiter les boissons sucrées et privilégier l'eau, y compris entre les repas. Une alimentation variée, avec des fruits et des légumes, aide aussi à entretenir des gencives en bonne santé.
À quelle fréquence faut-il consulter un dentiste ?
Une visite de contrôle une fois par an est recommandée, même sans douleur ni gêne apparente. Une carie ou un début de déchaussement peut évoluer plusieurs mois sans aucun signe visible. Le dentiste peut alors intervenir avant que le soin ne devienne plus lourd et plus coûteux.
Certains profils ont intérêt à consulter plus souvent : un traitement d'orthodontie en cours, un risque de carie élevé, ou des gencives déjà fragiles. Chez l'enfant et le jeune adulte, le dispositif M'T dents de l'Assurance Maladie propose des examens de prévention gratuits de 3 à 24 ans.
Comment adapter ces conseils selon les étapes de la vie ?
Les besoins ne sont pas les mêmes à tous les âges, même si les principes de base restent identiques.
Chez l'enfant, dès les premières dents
Le nettoyage commence dès l'apparition des premières dents, vers 6 à 8 mois, avec une compresse humide puis une brosse souple adaptée à son âge. Les parents supervisent le brossage jusque vers 7 ou 8 ans, car un enfant plus jeune n'a pas encore la dextérité nécessaire pour bien se brosser seul. Le dentiste peut aussi proposer un scellement des sillons sur les premières et deuxièmes molaires définitives, vers 6 et 12 ans, pour les enfants les plus exposés aux caries.
Pendant la grossesse et après 60 ans
Les changements hormonaux de la grossesse augmentent le risque d'inflammation des gencives, appelée gingivite gravidique. Un examen dentaire pendant cette période permet de la repérer et de la traiter tôt.
Après 60 ans, certains médicaments réduisent la production de salive, ce qui favorise les caries. Le port d'une prothèse dentaire demande aussi un nettoyage quotidien, tout comme des dents naturelles.
Quelles habitudes abîment les dents sans qu'on s'en rende compte ?
Le tabac tache les dents, favorise les maladies des gencives et ralentit la cicatrisation après une extraction. Le bruxisme, ce grincement des dents pendant le sommeil, use progressivement l'émail ; le dentiste peut proposer une gouttière nocturne pour le limiter.
Un brossage trop énergique ou une brosse trop dure abîment l'émail et font reculer la gencive, à l'inverse de l'effet recherché. Les boissons acides, comme les sodas ou certains jus de fruits, érodent aussi l'émail même lorsqu'elles ne contiennent pas de sucre.
Que faire quand un soin dentaire devient nécessaire malgré la prévention ?
Même avec de bonnes habitudes, une carie, une prothèse ou un traitement d'orthodontie peuvent rester nécessaires. Le reste à payer dépend alors de deux remboursements qui s'ajoutent : celui de la Sécurité sociale, puis celui de la mutuelle.
Ce que rembourse la Sécurité sociale
Pour chaque soin dentaire, la Sécurité sociale fixe un tarif de référence, appelé base de remboursement. Sur les soins courants (détartrage, carie, extraction), elle en rembourse 70 %. Sur les prothèses, elle rembourse aussi une partie de cette base, mais le coût réel dépasse largement ce montant, sauf pour les prothèses du panier 100 % Santé, sans aucun reste à payer sur les contrats responsables.
Ce que peut ajouter une mutuelle dentaire
Selon la formule choisie, nos offres complètent ce remboursement à des niveaux différents :
| Soin | Remboursement Sécurité sociale | Remboursement mutuelle possible |
|---|---|---|
| Soins courants (détartrage, carie, extraction) | 70 % de la base de remboursement | jusqu'à 300 % de cette base selon la formule |
| Prothèse du panier 100 % Santé | part fixée par la réforme | complément jusqu'à 100 %, sans reste à charge, sur les contrats responsables |
| Prothèse à tarif libre | part sur la base de remboursement | jusqu'à 350 % de cette base selon la formule |
| Orthodontie acceptée par la Sécurité sociale | part sur la base de remboursement | jusqu'à 300 % de cette base selon la formule |
Le plafond annuel dentaire varie aussi selon la formule : il part d'environ 400 € par an sur les formules d'entrée de gamme, atteint 1 400 à 1 600 € par an sur les formules intermédiaires à complètes, et peut monter jusqu'à 2 400 € par an avec le bonus fidélité sur les formules les plus complètes. Plusieurs formules complètes n'appliquent aucun plafond.
Sur la majorité de nos formules, la garantie dentaire s'applique dès la souscription, sans délai de carence. Certaines formules limitent le remboursement au ticket modérateur pendant les trois premiers mois, sauf en cas d'accident. Aucune formule de notre comparateur ne demande de questionnaire médical, et le tiers payant, associé à la télétransmission automatique des remboursements, évite d'avancer les frais chez la plupart des dentistes.