Qu’est-ce qu’un columbarium
Un columbarium est un monument composé de cases fermées, destiné à recevoir les urnes funéraires après une crémation. Il est le plus souvent implanté dans un cimetière, parfois dans l'enceinte d'un crématorium. On écrit aussi colombarium : les deux orthographes sont admises.
Le mot vient du latin columbarium, le colombier, ce bâtiment percé de niches où l'on abritait les pigeons. Les Romains ont donné ce nom aux salles funéraires dont les murs étaient creusés de niches pour y placer les urnes.
Au sein d'un columbarium, les urnes sont placées dans des niches, appelées "cases" ou "alvéoles", aménagées le long des murs ou du monument. Selon le modèle installé par la commune, une case reçoit une ou plusieurs urnes, et le règlement du cimetière fixe le nombre admis. Une même case est en général réservée aux membres d'une même famille.
Une fois l'urne déposée, la case est scellée et fermée par une plaque. Cette porte est assimilée à un monument funéraire, ce qui autorise sa personnalisation dans les limites fixées par le règlement du cimetière (service-public.fr).
Différence avec le monument et la tombe cinéraire
Le monument cinéraire est une structure commémorative élevée en mémoire du défunt. À la différence du columbarium, il n'est pas creusé de cases destinées à plusieurs urnes, mais l'urne peut y être scellée : c'est l'une des destinations des cendres prévues par l'article L2223-18-2 du Code général des collectivités territoriales.
Pouvant prendre la forme d'une statue, d'un obélisque ou encore d'une stèle, il est souvent situé dans un cimetière et peut être associé à une sépulture traditionnelle ou à une tombe cinéraire.
La tombe cinéraire est un espace réservé à l'enterrement des urnes funéraires. Elle se présente généralement sous la forme d'une petite cavité dans le sol, conçue spécifiquement pour accueillir l'urne contenant les cendres du défunt. Les tombes cinéraires peuvent être marquées par une plaque commémorative ou une stèle gravée.
Que dit la loi sur le dépôt d'une urne en columbarium ?
Depuis la loi du 19 décembre 2008, les cendres ne peuvent pas être conservées au domicile, et elles doivent recevoir en leur totalité une seule destination. Le dépôt en case de columbarium est l'une des cinq possibilités prévues par l'article L2223-18-2 du Code général des collectivités territoriales.
| Destination des cendres | Où | Démarche |
|---|---|---|
| Dépôt de l'urne en case de columbarium | Cimetière ou site cinéraire | Concession auprès de la commune |
| Inhumation de l'urne en pleine terre ou en cavurne | Cimetière ou site cinéraire | Concession auprès de la commune |
| Scellement de l'urne sur un monument funéraire | Cimetière ou site cinéraire | Autorisation du maire |
| Dispersion au jardin du souvenir | Cimetière ou site cinéraire | Opération réalisée par le gestionnaire du site |
| Dispersion en pleine nature | Hors voie publique et lieu public | Déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt |
Tant que la décision n'est pas prise, l'urne peut être gardée un an au maximum au crématorium, ou dans un lieu de culte avec l'accord de l'association qui en a la charge. Passé ce délai sans décision, les cendres sont dispersées dans l'espace dédié du cimetière de la commune du décès ou sur le site cinéraire le plus proche (service-public.fr).
Toutes les communes ont-elles un columbarium ?
Non. L'article L2223-1 du Code général des collectivités territoriales impose aux communes de 2 000 habitants et plus, ou aux intercommunalités compétentes de même taille, de disposer d'au moins un site cinéraire. Ce site comprend obligatoirement un espace de dispersion doté d'un équipement mentionnant l'identité des défunts, et un columbarium ou des espaces concédés pour l'inhumation des urnes. Une commune peut donc satisfaire à son obligation sans installer de columbarium, en concédant des emplacements pour cavurnes. Sous le seuil de 2 000 habitants, rien n'est imposé.
À quoi ressemble un columbarium ?
Formes des structures
Le type de columbarium le plus répandu se présente sous la forme de murs comportant des rangées de niches alignées verticalement. Les niches peuvent être couvertes d'une plaque personnalisée, portant le nom et les dates du défunt, ainsi que d'autres éléments commémoratifs. Il existe également des columbariums en forme de pyramide, qui peuvent être constituées de multiples niches disposées en gradins et des columbariums en forme de globes.
Emplacement pour l’urne
Les cases qui accueillent l'urne funéraire sont taillées dans des matériaux durables : marbre, granit, acier inoxydable ou bronze, choisis pour leur tenue aux intempéries. Certaines sont conçues pour être hermétiques.
Quels sont les types de columbarium ?
On distingue deux types de columbarium : individuel ou collectif.
Les niches d’un columbarium individuel sont conçues pour accueillir les cendres d'une seule personne, ce qui garantit une séparation distincte et personnelle. Les familles peuvent choisir une plaque personnalisée pour marquer la niche avec le nom, les dates de naissance et de décès, ainsi que d'autres éléments commémoratifs.
Dans un columbarium collectif, chaque niche peut accueillir les cendres de plusieurs personnes. Ce type de columbarium offre une option plus économique et, bien que les niches soient partagées, il est courant que chaque défunt ait sa propre plaque commémorative.
Quel est le tarif d’un columbarium pour une urne funéraire ?
Il n'existe pas de tarif national pour une case de columbarium. Le prix est fixé par délibération du conseil municipal, comme pour toute concession funéraire : l'article L2223-15 du Code général des collectivités territoriales prévoit que la concession est accordée moyennant le versement d'un capital dont le conseil municipal fixe le montant.
Ce montant se règle en une fois, pour toute la durée de la concession. Il ne s'agit pas d'un loyer annuel. Deux communes voisines peuvent afficher des prix très différents, chacune calant sa grille sur le coût de l'équipement qu'elle a financé et sur le nombre de cases disponibles. Le prix varie aussi selon la durée retenue et selon la taille de la case.
Ce que le tarif annoncé recouvre change d'une commune à l'autre. Avant de vous engager, vérifiez en mairie ce qui est compris :
- la plaque de fermeture et sa pose,
- la gravure du nom et des dates,
- le scellement de la case par l'opérateur funéraire,
- les frais de dossier éventuels.
La grille tarifaire du cimetière s'obtient auprès de la mairie de la commune concernée, ou du gestionnaire du crématorium lorsque le site cinéraire lui est contigu.
Qui règle le coût de la case ?
La concession est réglée par la personne qui organise les obsèques, et son coût s'ajoute aux frais funéraires proprement dits. Les ayants droit peuvent prélever directement sur les comptes bancaires du défunt la somme nécessaire au financement des obsèques, dans la limite de 5 965 € et du solde disponible (service-public.fr).
Un contrat obsèques répond à la même question par anticipation : il prévoit le versement d'un capital destiné au financement des obsèques, à hauteur du montant souscrit. Les contrats obsèques de notre comparateur fonctionnent sur ce principe, avec des niveaux de capital qui s'ajustent au budget. Ce capital reste un montant fixé à l'avance : selon les prestations retenues et le coût de la concession, il peut ne pas couvrir la totalité des frais, et le solde éventuel revient aux bénéficiaires désignés.
Comment fonctionne la concession en columbarium ?
La concession en columbarium est un acte passé entre le titulaire de la concession et la commune, qui donne un droit d'usage exclusif de la case pendant toute la durée concédée. Les sites cinéraires situés dans un cimetière, ou qui ne sont pas contigus à un crématorium, doivent être gérés directement par la commune ou l'intercommunalité compétente (Code général des collectivités territoriales). Seul un site cinéraire contigu à un crématorium peut être confié à un gestionnaire délégué : dans ce cas, c'est lui qui délivre la concession.
La famille choisit la durée de la concession parmi celles que la commune a instituées. L'article L2223-14 du Code général des collectivités territoriales n'en autorise que quatre :
| Durée | Ce que dit la loi |
|---|---|
| Temporaire | 15 ans au plus |
| Trentenaire | 30 ans |
| Cinquantenaire | 50 ans |
| Perpétuelle | sans terme |
Une commune ne peut pas créer d'autre durée, et elle n'est pas tenue de proposer les quatre. Le renouvellement, lui, est un droit et non une décision discrétionnaire : les concessions temporaires, trentenaires et cinquantenaires sont renouvelables au tarif en vigueur, et ce droit reste ouvert pendant les deux années qui suivent l'échéance (article L2223-15). La commune doit informer le titulaire ou ses ayants cause de l'existence de ce droit.
L'emplacement de la case dépend en revanche des disponibilités du cimetière : il est attribué par la commune, et son règlement fixe ce qui peut être ajouté sur la porte.
Dans la plupart des cas, le contrat de concession stipule que l'autorité gestionnaire est responsable de l'entretien général du columbarium, y compris des espaces communs et des infrastructures. Cependant, la famille est souvent responsable de l'entretien de la plaque commémorative ou des éléments personnels qu'elle a ajoutés à la niche.
Que devient l'urne à la fin de la concession ?
Si la concession n'est pas renouvelée dans les deux ans qui suivent son échéance, l'emplacement fait retour à la commune. L'urne est alors retirée de la case : elle est déposée à l'ossuaire communal, ou les cendres sont dispersées dans l'espace du cimetière aménagé à cet effet.
La commune est tenue d'avertir le titulaire ou ses ayants cause de l'approche de l'échéance et de leur droit à renouveler. Si vous n'êtes pas certain d'être joignable à cette date, signalez tout changement d'adresse au service des cimetières : c'est la seule façon de recevoir l'avis.
Comment obtenir une case de columbarium ?
Tout se règle à la mairie de la commune où se trouve le cimetière. C'est elle qui attribue la case, fixe le tarif et délivre les autorisations.
La commune n'est pas tenue de créer des concessions dans son cimetière, mais lorsqu'elle en a institué, elle les accorde aux personnes qui ont droit à une sépulture sur son territoire. L'article L2223-3 du Code général des collectivités territoriales ouvre ce droit aux personnes décédées dans la commune quel que soit leur domicile, aux personnes qui y étaient domiciliées même si le décès est survenu ailleurs, à celles qui y ont droit à une sépulture de famille, et aux Français établis hors de France inscrits sur sa liste électorale ou remplissant les conditions pour l'être.
Le dépôt de l'urne dans la case, comme son retrait ultérieur, est soumis à l'autorisation du maire. En pratique, l'opérateur funéraire s'occupe de la demande, procède au dépôt puis scelle la case.
Il est possible de retenir une concession de son vivant : l'article L2223-13 prévoit que les communes peuvent concéder des emplacements aux personnes qui souhaitent y fonder leur sépulture et celle de leurs enfants ou successeurs, en y inhumant cercueils ou urnes.
Quelles sont les alternatives au columbarium ?
La dispersion est la principale alternative au dépôt en case. Elle se pratique dans l'espace prévu à cet effet au cimetière ou sur le site cinéraire, le jardin du souvenir, ou en pleine nature. Dans ce second cas, une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt est obligatoire, et la dispersion reste interdite sur la voie publique et dans un lieu public (service-public.fr).
Une autre option consiste à inhumer l'urne, soit en pleine terre dans une sépulture existante ou à créer, soit dans une cavurne, petit caveau enterré destiné aux urnes. La cavurne peut être surmontée d'une plaque commémorative ou d'un monument cinéraire.