Dépassement d'honoraires, secteurs : comment sont fixés les tarifs médicaux ?

Pourquoi tous les médecins n'ont-ils pas les mêmes tarifs ? Qu'est ce que le dépassement d'honoraires ?
En France, les tarifs pratiqués par les médecins et dentistes sont régis par le système du "conventionnement" et des fameux Secteur 1 & Secteur 2. Voici quelques points essentiels à savoir à ce sujet pour mieux comprendre vos dépenses de santé.

Le conventionnement secteur

Les praticiens du secteur 1 sont tenus de ne pas dépasser les tarifs de base de la Sécurité Sociale. En contrepartie, une certaine proportion de leurs cotisations sociales est prise en charge par l'Assurance Maladie. De leur côté, les praticiens du secteur 2 peuvent pratiquer des dépassements d'honoraires, cela toutefois dans le respect du tact et de la mesure. Actuellement, on estime que 4 spécialistes sur 10 exerceraient en Secteur 2.

Cela dit, il faut noter que certaines spécialités médicales sont majoritairement en Secteur 1, notamment les néphrologues (98%), les radiologues (87%), les cardiologues ou les pneumologues (80%) ; contrairement à d'autres qui sont majoritairement en Secteur 2, dont les chirurgiens (85%), les obstétriciens (66%), les ORL (56%) ou encore les ophtalmologistes (53%). Quant aux généralistes, ils ne seraient que 11% à exercer en Secteur 2.

Les dentistes : une profession non conventionnée

La profession de dentiste n'est quant à elle pas soumise au système des secteurs. 98% des dentistes sont conventionnés, et sont ainsi tenus de respecter les tarifs de base fixés par la Sécurité Sociale. Attention, cela ne s'applique en revanche qu'aux soins courants : soins de caries, dévitalisation, extraction, etc. Les dentistes, même conventionnés, peuvent en effet pratiquer des honoraires libres pour les soins plus complexes tels que la pose de prothèses dentaires ou d'implants par exemple. Les tarifs sont d'ailleurs souvent très élevés dans ces cas-là ! 

C'est notamment pour cette raison que les assurés sociaux restent bien remboursés sur les soins courants dentaires, généralement à 70% par l'Assurance Maladie. Encore mieux si les 30% restants sont couverts par une mutuelle ! Mais au niveau des soins "plus coûteux" dont les prothèses dentaires, les remboursements deviennent rapidement symboliques étant donnés les dépassements d'honoraires pratiqués, d'où l'intérêt d'une mutuelle dentaire capable de proposer de bien meilleurs remboursements sur ces soins. Une bonne mutuelle dentaire peut même proposer  la prise en charge de certains soins non considérés par la Sécu (prothèses non remboursées, implants dentaires, etc.).