La fécondation in vitro est-elle remboursée ?

Le remboursement de la fécondation in-vitro

Pour de nombreux couples, le recours à la fécondation in vitro (FIV) s’impose comme l’une des seules solutions pour avoir un enfant.

Mais avec un coût moyen estimé à 4 100 € pour un cycle  complet, la FIV s’avère être une opération couteuse qui nécessite pour de nombreuses personnes une prise en charge.

Encore faut-il que la fécondation in vitro soit remboursée par l'Assurance Maladie et les mutuelles.

La fécondation in vitro en bref

Avant toute chose, il est important de comprendre comment se passe le processus complet de fécondation in vitro. En effet, chaque opération passe par un cycle bien défini qui va de la fécondation en laboratoire au transfert des embryons, et c’est le bon suivi de ce cycle qui va conditionner la prise en charge de l’opération.

Tout commence donc par la préparation de gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) qui sont prélevés puis placés dans une boîte en verre, et dans laquelle les spermatozoïdes du père pourront féconder les ovocytes de la mère. Après un séjour en incubateur de 48 heures, il est possible de déterminer le nombre d’embryons utilisables pour la deuxième phase du cycle.

Cette deuxième phase, c’est le transfert. Étape délicate et pourtant cruciale de l’opération, elle consiste à transférer les embryons dans la cavité utérine de la mère en espérant les voir se développer. Pour maximiser les chances de réussite, ce sont généralement deux embryons qui sont implantés, tandis que les autres embryons sont laissés en culture sur des périodes plus longues (de un à quatre jours supplémentaires).

La prise en charge de la fécondation in vitro

Bonne nouvelle, la fécondation in vitro est remboursée par la Sécurité Sociale. Mais la prise en charge de cette opération est sujette à de nombreuses conditions, à commencer par la nécessité d’aller au bout du cycle décrit plus haut. Dans ces conditions, la Sécurité Sociale peut prendre en charge jusqu'à 4 tentatives ; une grossesse avec accouchement permettant même de « remettre le compteur à zéro » et de disposer de quatre nouvelles tentatives remboursées.

Pour cela, il faut que la patiente soit âgée de moins de 43 ans au jour du prélèvement des ovocytes, faute de quoi le remboursement ne pourra être envisagé. Il faudra aussi faire une demande préalable auprès de son médecin qui devra être validée par la Sécurité Sociale en premier lieu.

Notez par ailleurs que tout n’est pas remboursé dans le processus de fécondation in vitro. En effet, dans le cadre d’une FIV, sont pris en charge le traitement de stimulation préalable (dont médicaments et intervention des infirmières), la surveillance hormonale, l’hospitalisation (ponction et transfert) et la partie biologique. De fait, les dépassements d’honoraires qui peuvent survenir ainsi que certains examens complémentaires ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale.

Il est toutefois possible de bénéficier de remboursements vis-à-vis de ces éléments voire même de bénéficier d’une prise en charge de cycles supplémentaires en souscrivant à certaines mutuelles proposant ce type de prestations. Il vous suffit de comparer les différentes mutuelles et d’opter pour celle qui acceptera de prendre en charge les coûts de votre FIV pour que vous puissiez devenir parent en toute sérénité.